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Introduction

Depuis son entrée effective en production à partir de 1905, la Société de Djebel Djérissa exploitait de l’oxyde de fer (hématite) destiné intégralement à la sidérurgie étrangère au début et locale après la construction, durant les années 60, de la fonderie de « El-Fouledh ». Devant l’épuisement progressif des réserves en hématite qualité sidérurgique (teneur supérieure à 50 %), la société s’est orientée vers l’exploitation du carbonate de fer et sa commercialisation sous sa forme grillée pour satisfaire en partie les besoins de « El-Fouledh ».

En 1978 apparaissait le marché cimentier qui commença, dès lors, l’utilisation des minerais de fer dans la fabrication du clinker. A partir de 2003 et sous l’effet conjugué de la fermeture du haut fourneau de « El-Fouledh », la privatisation de la plupart des cimenteries (4 sur 6) et l’augmentation de leur capacité de production, ce marché est devenu pratiquement le seul client en matière de minerais de fer en dehors de la production et de l’exportation, en Europe, d’environ 15 mt de carbonate de fer destiné à l’alimentation du bétail.

Depuis cette date, la consommation de clinker ne cessa d’augmenter passant de 4.5 millions de tonnes en 2003 à 6.4 millions de tonnes en 2009 soit un taux de croissance annuel de plus de 3%. D’après les experts et sur cette lancée, la demande va poursuivre son évolution et la production de clinker pourrait atteindre d’ici 2015 le cap des 10 millions de tonnes soit, en raison de 3% par tonne, un besoin de correctifs en minerais de fer de 300 mt/an.

Ces projections incitent les investisseurs pour la construction de nouvelles unités à l’instar de SOTACIB Kairouan (Date de mise en activité dernier trimestre 2011) et Carthage ciment (Date de mise en activité deuxième semestre 2012).

Conscients de l’importance de cette opportunité pour l’avenir de la société, les responsables ont conçu un programme de développement qui permettrait le passage d’une production actuelle de 180 mt/an à un pallier minima de 240 mt /an (soit 80 % du marché potentiel en raison de l’utilisation de certains substituts à l’instar de la calamine, des cendres de pyrite…).

Ce programme repose principalement sur le renouvellement progressif de l’outil de production, le renforcement du capital humain en qualité et en quantité et le développement des réserves et notamment celles de la mine de Djérissa.

Le financement sera assuré, dans un premier temps et à hauteur de 80 %, par un prêt de la Trésorerie Générale (2 millions de dinars sans intérêts) et le reste sera puisé sur les ressources propres de l’entreprise. A partir de l’année 2013, la société serait en mesure de faire face à ses besoins de financement futurs.

1- Développement des réserves

Un premier programme de recherche portera, dans un premier temps, sur la précision des données géologiques disponibles du gîte II hématite-carbonate et l’orientation, par la suite, des futurs travaux de recherches. Ce programme, dont le coût est de 167,5 mD, est constitué de 800 mètres de sondage dont 350 mètres pour l’hématite (7 sondages de 50 mètres chacun) et 450 mètres pour le carbonate de fer (3 sondages de 150 mètres chacun). A noter que la préparation des réserves du site Hmaima ( 400 mt certaines récupérables à 46%) seront entamés, probablement, au cours du quatrième trimestre 2011.

2- Renforcement de l’effectif

L’augmentation de la capacité de production (passage de 180 à 240 mt) nécessite, entre autre, la diversification des chantiers d’exploitation, la mise en place d’un deuxième poste au fond (pour assurer la production du carbonate destiné à l’exportation) et le renforcement des travaux d’entretien et de maintenance d’où un besoin en personnel estimé à 75 agents (Mine de Djérissa, de taméra et siège) dont 48 sont engagés dans le circuit de production. Le coût de la formation est estimé à 40 mD et les frais de personnel y inhérents sont évalués à 750 mD/an.

3- Renouvellement progressif de l’outil de production

Le passage de 180 à 240 mt nécessite le décapage et le déplacement de 840 mt de matériaux stériles nécessitant ainsi une importante capacité, de foration, de chargement et de transport. Le coût du matériel à acquérir en 2011 et 2012 est évalué à 4 millions de dinars.


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